Arbitre

L'arbitrage, c'est maintenant l'affaire de tous les clubs

Le saviez-vous ?

Le décret du 14 novembre 2018  (M.B. du 14 décembre 2018) en matière de subventionnement impose plusieurs conditions et exige désormais qu’un club dispose au moins d’un arbitre ou d’un juge officiel pour obtenir un subventionnement  (article 4 -3°).

En clair, cela signifie plus de subvention pour l’achat de matériel, si vous n’avez pas d’arbitre.

Alors, vous savez quoi faire maintenant.

Pour devenir arbitre, les candidatures sont adressées par le club du candidat à la fédération. Vous pouvez adresser celle-ci par mail à Jean-Pierre Follet, membre du conseil d’administration de la  FRBA et de la commission d’arbitrage à l’adresse suivante (follet.jp@scarlet.be).

Comment cela se passe ?

Il y a quatre niveaux :

  • Candidat arbitre

Vous  recevrez une brève initiation en régate  et passerez un test écrit  afin de vérifier si vous possédez les connaissances de base du code des courses. A ce stade, on ne demande pas une connaissance approfondie du code des courses.
Pour vous aider, la Ligue Francophone d’Aviron organise des  séances d’introduction à l’arbitrage avec une explication  du code des courses et des principales règles.
Si vous réussissez le test, vous devenez arbitre–adjoint.

  • Arbitre-adjoint

Vous effectuez un stage sous la conduite d’un arbitre national ou international.
Vous arbitrez un nombre suffisant de régates en Fédération Wallonie –Bruxelles et en Flandre.
Après un avis positif de la commission fédérale des juges arbitres, vous passez votre examen d’arbitre. Les épreuves sont écrites, orales et pratiques.

  • Arbitre national

Ca y est vous êtes arbitre. Toutes nos félicitations. Vous arbitrez sans problème aussi bien en Fédération  Wallonie -Bruxelles qu’en Flandre mais suivrez  quand même les séances d’information et de mise à niveau.
Si le cœur vous en dit, vous pouvez devenir arbitre international après une période de trois ans. Vous  pouvez déjà, en qualité de candidat arbitre FISA, vous rendre à l’étranger dans le cadre de programmes d’échange entre fédérations afin d’acquérir de l’expérience et vous préparer à l’examen d’arbitre international.
Si vous souhaitez devenir international, commencez dès à présent à réviser votre anglais, s’il n’est pas bon, car c’est la langue véhiculaire à ce niveau. On ne demande pas un niveau élevé mais il faut que vous puissiez comprendre les instructions et que vous puissiez vous faire comprendre.
Vous passez un examen (plus que probablement à l’étranger) écrit et oral avec une épreuve pratique. L’examen se passe en français ou en anglais.

  • Arbitre international (FISA)

Votre licence d’arbitre international est valable  quatre ans,
Vous pouvez arbitrer les coupes du monde, les championnats d’Europe, les Championnats du monde  (juniors et puis seniors) et, pourquoi pas, les jeux olympiques, mais n’espérez pas aller directement aux jeux. On suit une progression dans le niveau de compétition. Il faut un certain nombre d’années pour aller aux championnats du monde seniors.
Comme il n’est pas possible d’avoir tous les ans une désignation pour aller aux régates  FISA (coupe du monde, championnats, etc.) , il existe un programme d’échange entre différentes fédérations européennes et celle des Etats–Unis qui permet , selon vos disponibilités, d’aller arbitrer une ou plusieurs régates par an à l’étranger. C’est intéressant, car cela permet d’acquérir de l’expérience mais aussi de créer des liens d’amitié et de connaître un certain nombre de collègues étrangers, avec pour conséquence qu’il y a de fortes probabilités qu’on connaisse déjà une partie du jury lorsqu’on arbitre une régate FISA, , ce qui facilite la cohésion du jury et l’efficacité.
Pour garder sa licence, il faut suivre durant la période de validité de la licence un séminaire organisé par la FISA. Lorsqu’on a suivi un séminaire, la licence est reconduite pour une période de quatre ans.
Il y au moins un séminaire par an par continent.

Vous vous demandez ce que fait un arbitre

Découvrez l’arbitrage en regardant la vidéo.

Vous vous posez des questions

Quand je vois toujours les mêmes arbitres aux régates, je me dis que je n’ai pas le temps d’effectuer autant de prestation. Cela vaut-il la peine que je devienne arbitre ?
Bien sûr. Si ce sont toujours les mêmes arbitres qu’on voit, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’arbitres et qu’ils sont obligés de venir, sinon  il n’y aurait pas de régates, mais ils aimeraient parfois faire autre chose. S’il y avait plus d’arbitres, ils devraient effectuer moins de prestations. Alors, tout nouvel arbitre est le bienvenu.
Vous choisissez le nombre de régates que vous souhaitez arbitrer et il n’est pas nécessaire de participer à toutes les régates. Ceci étant dit, on demande quand même d’arbitrer un  certain nombre de régates. Si un club croit faire le malin en présentant un arbitre, afin de pouvoir recevoir des subventions, et que  cet arbitre, une fois sa licence obtenue, n’arbitre aucune régate dans l’année, il perdra sa licence, sauf s’il a de sérieuses circonstances atténuantes à faire valoir.

Qui peut être arbitre ?
Les rameurs, les anciens rameurs mais aussi toute personne qui n’a pas ramé mais qui a de l’intérêt pour notre sport. Les parents de rameur, par exemple, viennent souvent aux régates et passent leur journée au bord de l’eau. Ils pourraient parfaitement arbitrer. C’est le cas de plusieurs arbitres actuellement, qui  sont devenus arbitres parce qu’ils suivaient leurs enfants et continuent à arbitrer, même si leurs enfants ne rament plus.

Je ne souhaite pas être arbitre mais suis disposé à apporter ma collaboration. Est-ce possible ?
Oui. Il n’est pas nécessaire d’être arbitre pour exécuter toutes les tâches. Si vous voulez, vous pouvez vous limiter à être chronométreur ou aligneur et acquérir une sérieuse expertise dans ce domaine, mais il est clair que dans ce cas-là, vous ne pourrez pas être considéré comme arbitre entrant en ligne de compte pour l’octroi d’une subvention.

 

 


Si j’arbitre, puis-je encore ramer en compétition ?
Cela ne fait aucun problème. Vous choisissez dans le calendrier des régates celles que vous souhaitez arbitrer et celles  auxquelles vous souhaitez participer en tant que rameur. Néanmoins, il n’est pas possible d’être à la fois rameur et arbitre dans une même régate.

Je ne parle pas le néerlandais. Est-ce un problème ?
Pas vraiment, même si cela va mieux en le parlant. Il faut quand même connaitre quelques mots spécifiques à l’aviron. Un lexique a été établi et les autres arbitres peuvent toujours aider.

Suis-je rémunéré en tant qu’arbitre ?
Oui, mais faiblement. On ne fait pas cela pour l’argent. Disons que le club organisateur d’une régate verse à chaque membre du jury une indemnité de 10 € par jour et une indemnité kilométrique à condition que l’arbitre soit venu avec son propre moyen de transport, car bien des arbitres font du covoiturage afin de limiter les frais pour le club organisateur. La plupart du temps un repas est également offert au jury.

Quelle tenue et quel matériel dois-je avoir ?
La tenue d’arbitre est constituée d’un blazer bleu, d’un pantalon gris (pour les femmes, la jupe est admise), d’une chemise bleue et d’une cravate de la fédération. Certaines mauvaises langues disent que c’est le seul moyen qu’a trouvé la fédération pour liquider son stock de cravates. On examine actuellement la possibilité d’avoir une autre tenue, moins stricte.
Comme matériel il est recommandé d’avoir un chrono, un sifflet et des drapeaux (un rouge et un blanc). La Ligue Francophone a des mégaphones qu’elle met  à disposition des arbitres.

 

 

Petit quizz : connaissez-vous le code des courses ?

 

  1. Les barreurs et les poids légers doivent se présenter à la pesée une demi-heure au plus tard avant la course ?  Vrai    ⃝    Faux    ⃝.
  2. L’arbitre agite son drapeau pour montrer qu’il est content et pour encourager les rameurs.  Vrai    ⃝    Faux    ⃝.
  3. En course, je suis libre de ma direction.    Vrai    ⃝    Faux    ⃝.
  4. Un équipage peut avoir différents couvre-chefs.   Vrai    ⃝    Faux    ⃝.
  5. Je peux m’échauffer n’importe où.   Vrai    ⃝    Faux    ⃝.

Réponses commentées

  1. Faux. La pesée a lieu au plus tôt deux heures et au plus tard une heure avant la première manche de la journée. Autrement dit, si un rameur est inscrit en skiff et en double poids légers et qu’il y une éliminatoire pour les skiffs à 10 heures, il doit se présenter à la pesée entre 8 et 9 heures. S’il est qualifié pour la finale qui a lieu le même jour, il ne doit plus se présenter à la pesée pour la finale en skiff. Par contre, il doit se présenter une seconde fois à la pesée entre deux heures et une heure avant la course en double scull. Attention, si un rameur poids léger ou un barreur se présente hors délai,  Il est refusé au départ. Toutefois, le jury peut décider de l’admettre à la pesée mais le code des courses national prévoit, dans ce cas, une pénalité de 4 points.
  2. Faux, bien sûr. L’arbitre doit rester neutre. L’arbitre qui suit la course (le juge de parcours) utilise son drapeau blanc pour indiquer la direction à un équipage mais uniquement pour éviter un abordage,  éviter qu’un équipage en gêne un autre ou qu’un équipage se procure un avantage indu en allant dans un couloir plus favorable. A la fin de la course, il utilise son drapeau blanc pour valider celle-ci. Il utilise son drapeau rouge  uniquement pour arrêter une course ou, à la fin de celle-ci,  pour signaler qu’il considère que la course ne s’est pas déroulée correctement.
  3. Vrai. L’équipage est responsable et libre de sa direction. Il peut changer de couloir sans que l’arbitre ne lui fasse une remarque sauf  s’il y a un risque d’interférence avec un autre équipage  ou s’il cherche à se placer dans un couloir plus favorable tel un couloir protégé du vent. Il n’y aura pas d’interférence si un équipage change de couloir et est derrière le bateau à qui le couloir a été attribué. Néanmoins, s’il se rapproche du bateau resté dans son couloir et qu’il y a un risque de collision, l’arbitre interviendra et lui intimera l’ordre avec son drapeau blanc de rejoindre son couloir.
  4. Faux. Tous les couvre-chefs doivent être identiques, Néanmoins, tous les rameurs d’un équipage ne sont pas tenus d’avoir un couvre-chef
  5. Faux. Il y a des règles de circulation (Traffic rules)  applicables à l’entrainement ou en course. Ces règles doivent être affichées pour que les rameurs puissent en prendre connaissance. Ces règles de circulation prévoient une zone d’échauffement ( warming up) et une zone de retour au calme (cooling down). Le non-respect des règles de circulations peut être sanctionné d’un carton jaune.

Analyse de vos résultats

  • Vous avez 0 ou 1 bonne réponse.

Vous êtes de la catégorie des hooligans qui ignore les règles. Du genre à jeter un arbitre à l’eau si vous n’êtes pas content de sa décision. Néanmoins, comme on dit que les anciens braconniers font de bons gardes-chasse,  cela pourrait s’appliquer pour vous et vous pourriez être un bon arbitre.
 
Conclusion : Devenez donc arbitre

  • Vous avez entre 2 et 4 bonnes réponses.

Pas mal mais votre connaissance des règles doit s’améliorer. Sans doute est-ce dû à un manque de pratique du code des courses. Pratique que vous pourriez acquérir sans problème en arbitrant.
 
Conclusion : Devenez donc arbitre

  • Vous avez 5 bonnes réponses.

Là, vous réussissez avec les félicitations du jury. Ce serait vraiment dommage que votre connaissance pointue des règles ne soit pas mise au service de l’intérêt commun.
 
Conclusion : Devenez donc arbitre

Et surtout n’oubliez pas,
Sans arbitre, pas de sport